Histoire de poids

Mis à jour : janv. 26

Comme j'ai l'intention de publier plusieurs articles concernant des challenges santé/sport j'aimerais d'abord partager un récap de mon parcours.

Ceci répondra aux diverses questions que j'ai déjà pu avoir quand j'échange sur mes envies et objectifs pour le futur.





Enfance très sportive


J'ai commencé la danse à 5 ans par des cours d'éveil et de Folklore.

A cette époque, je n'avais qu'une hâte, c'était de commencer les vrais cours de danse classique.

Quand à 7 ans j'ai pu intégrer une classe de danse classique j'étais vraiment très fière. J'ai ensuite un peu traîné les pieds pour y aller car cette discipline s'est révélée plus exigeante que prévue à tous les niveaux. Cependant, dès que j'ai pu constater que mon progrès ne dépendait que de moi et de ma volonté à m'entrainer, je suis tombée amoureuse de cet art.

Me voici donc à 9 ans à peine, avec mon premier objectif : devenir danseuse.

Pour ce faire je m'inscris dans un nouveau conservatoire pour avoir des cours en plus et plus exigeants. Je passe trois ans à remplir mon emploi du temps au maximum en jonglant sur les deux conservatoires, les stages et les concours.

Résultat : de mes 12 à 15 ans je faisais entre 15 et 20 heures de sport par semaine lorsque j'avais cours (et pas d'emploi du temps aménagé) et entre 20 et 30 heures par semaine lors des vacances.

Autant dire que ça nous apprend vite à être organisé.


Adolescence chaotique


C'est au lycée que j'ai commencé à décrocher. J'ai toujours été très curieuse de tout, la danse était une passion mais ce n'était pas mon seul centre d'intérêt.

Ma vision du monde de la danse s'est dégradé.

Trop de gens profondément méchants, trop de concurrence malsaine et surtout trop d'exigences infondées sur le poids.

Evidement ça n'a pas loupé, première pilule, première prise de poids importante, premières frustrations et premières crises de boulimie. Bizarrement je n'ai jamais été assez préoccupée par mon poids pour m'empêcher de manger ou me faire vomir, par contre dès que je n'allais pas moralement, je mangeais tout ce qui se trouvait à ma portée.


En grandissant, je me suis rendu compte que ce monde était trop loin de mes propres valeurs et avait trop de conséquences néfastes sur mon corps et ma pensée pour que ne me limiter qu'à cela.


Age adulte raisonnable


En sortant petit à petit de cet univers, j'ai appris ce qu'était de pouvoir voir des amis en dehors des cours, d'avoir un petit copain et d'avoir le temps pour d'autres centres d'intérêts.

J'apprends donc aussi à avoir une autre vision de mon corps, loin des standards de la danse classique.

On me redonne confiance en moi et étrangement, en étant juste plus active et en ayant moins besoin de me réfugier dans la nourriture, j'ai perdu du poids assez naturellement.

J'ai aussi redécouvert que j'adorais sortir pour faire de longues balades, surtout lorsque j'ai eu la chance de partir vivre à La Rochelle pour mes études et que juste en bas de mon immeuble se trouvait une promenade de plus d'une heure aller-retour le long de l'océan.


Crise de sport


En pleine année de césure lors de mon master en 2016, j'avais beaucoup de temps pour moi et pas grand chose à faire. Aucune raison de me lever le matin, je passais mes journées à errer chez moi en regardant des séries.

Après avoir voyagé, j'ai senti que je me laissais de nouveau aller dans mes travers dépressifs et que si cela continuait je n'allais pas tarder à vraiment sombrer.

Deux choix s'offraient à moi : abdiquer ou retrouver un peu de combativité et me reprendre en mains.


Comme vous l'aurez probablement compris, j'ai appris très jeune à être "tout ou rien". Cette fois-ci, j'ai donc choisi de faire tout.

Inscrite en salle de sport, c'est à la même période que la grande vague de fitness et musculation est arrivée sur les réseaux sociaux. Après un TBC combiné à des séances de musculation et des séances de cardio bien corsées (donc à peu près 10/12h de sport par semaine) j'ai forcément perdu pas mal de poids et m'étais bien affinée. Jamais depuis mon adolescence et ma toute première prise de poids je n'étais retombée si bas. 53kg.

J'étais au meilleur de ma forme, je dormais bien, je mangeais bien et surtout, tout était très positif.


Fin des études, premier emploi et laisser-aller


Forcément comme j'étais en année de césure, j'ai du reprendre les cours et pour ma dernière année j'étais en alternance entre Paris et La Rochelle.

Assez difficile de tenir un rythme régulier quand la moitié du mois j'étais seule chez moi à pouvoir avoir mon propre emploi du temps et quand l'autre moitié du mois j'étais chez ma mère et devais donc suivre le rythme de la famille.

Sans parler du fait que je cumulais mes cours plus mon poste de chef de projet junior.

J'ai donc continué comme j'ai pu, mais rien d'aussi intensif que précédemment.


Cela a été fatal quand j'ai trouvé mon premier emploi, plus le temps ni l'envie d'aller à la salle de sport et idem pour la nutrition quand on a plus envie d'aller déjeuner des trucs bien réconfortants le midi plutôt que de réchauffer son plat équilibré préparé à la maison.

J'ai donc pris très lentement mais surement à peu près 3 kilos par an depuis 2016. Faites le calcul, j'ai débuté l'année 2021 à un peu plus de 66 kilos.

Sachant que je fais 1m65 ce n'est pas non plus énorme, mais ce n'est pas du tout le corps dans lequel je me reconnais et auquel je veux m'identifier.


Objectif futur : reprise en mains avec patience et pérennité


Mon objectif pour cette année est donc de me reprendre en mains, mais progressivement.

Pas de grande reprise pour tout arrêter 3 semaines plus tard.

Je me force à me limiter dans le nombre de séance de sport : maximum 4 par semaine plus éventuellement de la marche.

Je suis douée pour me laisser aller comme je suis aussi douée pour être extrêmement stricte avec moi-même, le vrai challenge réside donc plutôt dans le fait de me maitriser pour trouver un équilibre plus sain.


Voilà, c'est tout pour le moment, en attendant les futurs challenges, vous pouvez retrouver ceux qui sont déjà publiés ici :


Challenge boire plus d'eau

Challenge marcher plus